Wednesday, September 28, 2011

Stage - 24-26-27-28 septembre 2011

Entre le 24 septembre et le 7 octobre 2011, je suis en graphie à l'urgence.


Les patients que rencontrés proviennent bien entendu de l'urgence, mais aussi de la clinique externe, de l'orthopédie, et nous avons aussi des radiographies avec l'appareil mobile à faire à la salle de choc ou à l'urgence elle-même si le patient ne peut vraiment pas se faire déplacer. Il ya aussi la salle d'opération qui appelle quand le chirurgien a besoin d'un technologue pour voir s'il fait son opération au bon endroit.

Pour ma part, je reste plus souvent dans la salle de graphie à l'urgence.

Pour mes 2 premières semaines en graphie, j'essaye de faire le plus possible des extrémités : pieds, cheville, jambes, mains, poignets, avant-bras. Malheureusement, ce ne sont pas ces cas qui sont les plus fréquents.
Je fais donc aussi quelques poumons, des abdomens, genoux,...

Je me suis rendue une fois à la salle de choc pour une personne qui venait de faire un pneumothorax (air dans la cavité (à l'extérieur) des poumons, ce qui fait que le poumon lui-même n'a plus d'espace pour bien respirer). La personne venait de se faire poser un drain thoracique pour faire sortir l'air des poumons et on devait vérifier si tout était bien en place.
La personne doit s'asseoir le plus droit possible en ayant la cassette (là où l'image est "imprimée") dans le dos.
La personne pleurait, ne voulait pas se placer droit parce qu'elle souffrait vraiment, nous disait sans arrêt de lui donner de la morphine, qu'elle voulait pas le faire, criait,...
La technologue et moi on essayait de l'ecourager, on lui parlait, lui disait qu'il fallait la faire l'image pour voir si son drain était bien placé, que c'était pour son bien.
Ça a prit assez de temps mais on a fini par la faire l'image.
Quand on a regardé ça, c'était pas une super image mais la technologue ne l'a pas reprise, vu l'était de la personne.

Je crois que j'ai bien réagit et agit envers la personne, j'essayais constamment de l'encourager, de lui dire ce qui se passait, je l'écoutais, lui répondais en compagnie de la technologue.... Ce fut ma première expérience de "patient en crise de douleur qui capote, etc" si je peux dire.

Sinon, j'apprécie ma semaine.
Je crois que je suis assez proactive, j'accompagne souvent les technologues pour les aider à faire le travail : identifier les cassettes, manipuler la console, la machine à rx, etc.
Quand je vois sur la liste de patients à faire qu'une extrémité s'en vient, je dis que je vais la faire (à moins que ce soit la folie, dans ce temps je laisse un peu plus les technologues travailler parce qu'ils vont vite).
Les technologues me demandent aussi si je veux faire tel ou tel cas quand le temps le permet.

J'ai demandé aux technologues de bien me regarder quand je fais des cas, je peux facilement oublier des détails comme anguler le tube (ma bête noire à ce jour). Ils me surveillent souvent mais....il arrive souvent aussi que ça se mette à jaser en arrière de la console, avec d'autres technologues ou assistants, ce qui fais que je me retrouve seule dans la salle avec le patient, et quand je me tourne pour qu'un technologue vérifie ce que j'ai fais, je doive aller le/la chercher.

Ça roule très vite à l'urgence et je me sens un peu pressée. J'essaye de parler avec le patient mais des fois je passe tout droit.
J'ai l'impression que tout se passe trop vite pour les patients. Ils entrent-postition-rayonx-on verifie-ok bye...en un clin d'oeil sans que les technologues ne les regardent on dirait.

Je vais essayer de prendre encore plus mon temps pour ne pas oublier quelque chose mais je sens que ça va être difficile.

Ma professeur de stage n'est pas souvent présente et je crois que ça me ferait du bien de plus me pratiquer avec elle. Quand elle est présente, nous allons faire des cas dans une salle à part et je peux faire l'examen au complet, de A à Z avec elle et le patient en prenant mon temps, pour aussi pratiquer la méthode de travail, la stratégie, etc.

Je pense que ce ne sont pas tous les technologues qui aiment avoir une présence supplémentaire et ça se comprend, je le sais très bien que je ralentis la cadence dans cet espace très restreint et plein de monde.

Malgré cela je reste optimiste, ça fait juste 3 jours quand même que je suis à l'urgence et on continue tous à s'apprivoiser.


2 comments:

Anonymous said...

N'oublie pas qu'eux aussi, les technologues, ont fait leur début comme toi.

Au moins, tu n'es pas à l'urgence du CHUM, ce doit être le cahot.

Bye, Eleda

Anonymous said...

Moi je pense que un(e) bon technologue sait être patient(e) et compréhensif avec les stagiaires. C'est bien beau d'être expérimenté et vite , mais ce n'est pas suffisant , le souci des autres est primordial pour un climat de travail sain et productif. Si ça se pense bon parce que ça peut faire son job vite et tout le temps jaser avec le staff ! ! ! pas fort ...

bye
jérémie morale